Les parcs nationaux au Zimbabwe n’ont de parcs nationaux que le nom. Aucune indication pour y accéder. Ne pas espérer la moindre indication des habitants du coin. A croire qu’ils n’ont jamais visité le moindre parc de leur pays.

Enfin quand vous avez trouvé une entrée, l’on vous réclame de l’argent….. USD de préférence. Pour le prix d’entrée, ne comptez pas sur la moindre carte (payante ou gratuite). Ici, il faut faire par ses seuls moyens.

A l’intérieur aucun panneau pour vous indiquer votre chemin. Les routes ne sont que des pistes pleines de trous (parfois des fossés). Il est difficile de rouler avec une voiture particulière.

Choisir de préférence un 4X4 pour le confort et la rapidité. 

Je suis parti tôt ce matin en direction du parc national de Hwange.

Plusieurs heures que je roule dans ce parc. J’ai chaud. J’ai soif. Je suis couvert de cette poussière « marron » qui recouvre les pistes de ce parc. Ma petite voiture crie de souffrance sur les pistes de terre que je lui fais emprunter. Pourquoi le guide touristique que j’ai en ma possession, signale que ce parc est le plus accessible et le plus riche en faune. J'étais venu voir des animaux. A part quelques impalas et autres gazelles, je n’ai rien vu de ce que j’espérais.

Je n’ai plus qu’une envie, que la nuit tombe. Regagner mon lit et n’avoir aucun regret de ce que j’étais venu voir et de ce que je n’ai pas vu. Prendre une douche, manger, me coucher….. Voilà maintenant mon seul but de cette fin de journée…. Mon seul rêve.

Avant de quitter définitivement ce parc, je décide de fumer une nouvelle cigarette devant ce point d’eau. La dernière bouffée sera le signe de mon retour.

Je m’assis à même le sol indifférent aux nombreuses fourmis qui voyaient en moi une proie facile. J’allumais ma cigarette. Je buvais la dernière goutte de ma bouteille d’eau. Je regardais l’horizon sans grand espoir. Combien de fois aujourd’hui, je l’avais regardé sans aucun résultat. Et puis, ils sont arrivés. Par dizaine. Spectacle magique en cette fin d’après-midi. Voir des éléphants d’aussi près, dans leur milieu naturel à enlever en moi toutes les fatigues de la journée.

"Ils" sont impressionnants. Haut de près de quatre mètres, il peut peser 7 tonnes, autant que cent hommes.

Je voulais m’approcher encore plus près d’eux pour observer les moindres détails. Je ne l’ai pas fait. Pas la peur. Je ne voulais pas les déranger. Ils étaient chez eux. J’étais l’intrus.

Je prenais photos sur photos de ce film à grand spectacle. Tout d’un coup, un crocodile a surgi. Comment était-il arrivé dans cette mare ? De quoi se nourrissait-il ? Aucune idée ! ! !  Voulait-il réellement engloutir un éléphanteau ? Par plusieurs fois, il s’est approché d’eux. A chaque fois, il a été repoussé. Magnifique…… Magique ! ! ! ! !

Et puis, il est reparti comme il était venu.

Je serai resté toute la nuit s’il avait fallu pour regarder cela. Mais voilà, au bout d’une petite heure, le « grand mâle » a décidé que tout le monde avait assez bu (ils avaient bien de la chance eux) et que tout le monde était assez propre. Aussi, il a regagné la brousse, suivi de toute sa troupe.