|
|
Il fait froid quand vers 07 h, je quitte l’hôtel Holidays Inn de l’aéroport de Johannesbourg. Samedi 12 août 2001. Je compte bien rattraper un peu le retard pris durant le transport aérien (triste South Africain Airlines ! ! ! ! ! !). Quand je monte dans ma voiture de location, j’ai bien l’intention de faire les 1.300 Km qui relient la capitale sud-africaine à Victoria Falls, premier point d’arrêt de mon séjour au Zimbabwe.
Après quelques minutes d’adaptation à la conduite à gauche, j’avale les kilomètres jusqu’à Beitbridge. Cette ville tient son nom du pont qui traverse le Limpopo. C’est l’unique passage de la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe. Les formalités du côté sud-africaine se font sans trop de problème. Juste quelques minutes sont suffisantes. Vers 12 h, je me présente du côté zimbabwéen. Je pensais qu’une petite heure me serait suffisante pour franchir ce point. Hélas, j’ai très vite déchanté. Après avoir confié ma voiture (fermée à clé tout de même) à un môme aussi sale que pauvre, je rentre dans un bâtiment à la recherche d’informations sur le circuit à effectuer pour obtenir un visa et une autorisation de circuler pour ma voiture. Le bâtiment est noir de monde. Il y fait une chaleur torride. Il y règne une odeur palpable. Je cherche le guichet des visas. Je fais la queue pendant plusieurs minutes. Enfin, quand mon tour arrive, je présente mon passeport. Zut, je n’ai pas rempli le bon formulaire. L’homme derrière son guichet sans lever les yeux de son journal, m’en redonne un autre. Je le remplis. Je refais la queue. Je redonne le tout. « Il » me réclame 30 USD. Mets un cachet ici, un autre là et encore un autre ici. Je remarque sa dextérité dans cette tâche passionnante. Et puis…… « il » me demande d’attendre. Un quart d’heure plus tard, j’attends toujours. Je retourne le voir. Je le dérange dans la lecture de son journal –«il » doit commencer à le connaître par cœur-. « Il » m’avait oublié. « Il » marque mon nom sur un cahier officiel datant de la préhistoire. « Il » appose encore quelques cachets et puis me dit d’aller à la douane. Tiens la première information concrète depuis que je suis ici.
Au guichet de la douane, je fais la queue. Mon tour arrive. Je n’ai pas rempli le formulaire. Je refais la queue. Présente le papier. Je ne déclare rien dessus. Cachet….. cachet….. cachet……. Formalité rempli. Avant de partir de ce guichet, je demande à la personne ce que je dois faire maintenant. Elle me désigne un nouveau guichet. J’y vais. Celui-ci concerne mon véhicule. Je fais la queue. Mon tour arrive. Je n’ai pas rempli le formulaire. Merde, ils ne peuvent pas les donner avant. Je refais la queue. L’employé fait son travail soigneusement. « Il » vérifie tout ce que j’ai mentionné. Avant lui, personne n’avait passé autant de temps sur mon passeport. Il me réclame une dizaine d’USD. Je ne sais trop si ces dollars sont pour lui et bien, s’ils représentent une taxe. « Et maintenant, je vais où ? » je lui demande. « Il » me désigne une baraque à l’extérieur du bâtiment principal. Tiens, il n’y a personne ici. Ne sachant trop ce que je viens chercher, je présente mon passeport. Pas de chance, ce n’est pas ce que l’employé souhaite voir. Il me réclame le papier attestant que j’ai acquitté l’assurance pour rouler dans son pays. Le papier d’assurance ! ! ! ! ! C’est lequel celui la ? Je lui montre tout ce que j’ai récolté depuis mon arrivée à cette frontière. Il les regarde. Cherche. Fonce les sourcils. Zut, je n’ai pas le papier. Dans un anglais un peu particulier, il me dit d’aller au guichet 3 pour obtenir ce fameux papier. Me revoilà dans le bâtiment principal. Je fais la queue. Je n’ai pas rempli le formulaire. Je refais la queue. Donne le papier et mon passeport. On me réclame encore quelques dollars. L’on me donne toujours pas le moindre reçu contre paiement. D’ailleurs ici aucun tarif n’est affiché. Je n’ose croire qu’ils fassent cela à la tête du client. Muni de ce nouveau papier, je repars à l’extérieur et montre mon papier à celui qui me le réclamait. Il le regarde sous toutes les coutures. Il s’imagine peut-être qu’il n’est pas à moi. Un léger sourire gagne son visage. C’EST FINI…….. il va me donner ce que je suis venu chercher dans son bureau et je pourrai partir définitivement de cet endroit. Non, il sourit car mon papier n’est pas bon. Il n’y a pas le fameux cachet. Je reste zen. Je ressors. Des « morpions » n’ayant jamais vu une savonnette de leurs vies se jettent sur moi pour avoir un peu d’argent. Désolé, pas de monnaie. Je fonce au guichet et lui demande de mettre le cachet sur mon papier. Il le fait avec le sourire. Des claques se perdent. Bon maintenant, je vais l’avoir cette fameuse dernière feuille. L’on me réclame encore 38 USD. Je demande ce que je paie. Mon assurance personnelle au Zimbabwe, il paraît. C’est une nouvelle taxe. Je lui demande pourquoi spécialement 38 USD ? Il répond qu’il ne sait pas. C’est le prix officiel –encore une fois, affiché nul part-. J’ai chaud. J’ai soif. J’en ai marre. Je veux quitter cet endroit ubuesque et continuer ma route. Je paie. J’ai le papier. Non pas encore. Il reste un léger problème. Il me demande à voir ma voiture. Il ne connaît pas ce modèle. Je courre la chercher. Le môme me voyant et croyant que je partais définitivement me réclame son argent. Je lui dis de me suivre….. Je me gare en faisant grincer les pneus. Il me semble qu’une légère nervosité commence à me gagner. Je lui montre ma voiture. Il ne la regarde pas. Il se fout de moi. Il signe ma feuille. Cette fois, c’est fini. Je donne 1 USD au môme. Mets le moteur et pars.
Il m’a fallu deux bonnes heures pour franchir la frontière.
Je suis indifférent aux gens qui se jettent presque sous mes pneus pour me proposer d’échanger des USD en ZWD. Je ne m’arrête pas. Je n’ai pas le temps. Dix kilomètres après, je suis tout de même freiné par le premier barrage policier. Je présente mon permis de conduire. Il ne le regarde même pas, me demandant juste si j’avais une cigarette pour lui. Je lui donne bien volontiers. Durant mon séjour au Zimbabwe, je serai arrêté comme cela plusieurs fois par ces fameux barrages routiers. Si certains policiers vérifiaient réellement mes papiers et ceux du véhicule, je dois reconnaître que la plupart réclameront également quelque chose. Juste une cigarette, un bombom, une bière,…….
J’arrive à la nuit à Bulawayo. La deuxième ville du pays. Je change juste quelques dollars en monnaie locale pour faire le plein. Au Zimbabwe, ne comptez pas trouver votre essence habituelle. Ici, il n’y a que du « blend » -mélange d’essence et d’éthanol de canne à sucre-. J’espère que ma voiture supportera ce nouveau carburant.
Je cherche la route de Victoria Falls. Les rues de Bulawayo ne sont pas éclairées. Il n’y a aucun panneau indicateur. Je m’arrête plusieurs fois pour demander mon chemin. C’est la rue à gauche….. non, celle à droite.
Enfin, après trouvé celle-ci, je reprends ma route.
Conduire la nuit au Zimbabwe est une chose périlleuse. Il faut avoir une certaine dextérité pour éviter les différents animaux –vaches, chèvres, babouins et même les éléphants qui traversent la route-, les piétons qui sortant dont ne sait où et allant, on ne sait où, les cyclistes, les carrioles tiraient par des ânes, les petits taxis,….. Tous, ils ont oublié qu’une simple petite lumière permettrait de rouler plus vite.
Je ne sais trop comment j’ai pu éviter ces pièges. Vers 23 h, j’arrive à Victoria Falls. Je gare pour regarder ma petite carte. Quelques secondes après, je suis envahi pour une dizaine de mômes. Ils veulent tous m’indiquer mon chemin. « C’est à gauche. Non, à droite. C’est là-haut. Non, plus bas ». J’en ai marre. Je veux me coucher. Dans le tas, j’en agrippe un. Je lui promets 1 USD si, il me montre le chemin du « Lokuthula Lodges ». Il est d’accord. Le contraire aurait été étonnant. Il enfourche un vélo aussi vieux et aussi sale que son tee-shirt. Pendant deux ou trois kilomètres, je le suis. A un croissement, il m’indique la route. Je lui donne son dû. Il me remercie comme si je lui avais donné une fortune. Je suis ses conseils. J’avais raison d’avoir confiance en lui. J’arrive enfin à mon point de destination.
Durant mon séjour à Victoria Falls, j’ai rencontré à plusieurs reprises ce petit garçon. Il s’appelle « James »…. Enfin, à ce qu’il dit. Il a une particularité. Quelle que soit l’heure, quel que soit l’endroit où j’étais, où je garais ma voiture, il était là. Il était toujours là pour m’indiquer où, je pouvais changer de l’argent au meilleur cours….. où, je pouvais acheter mon billet de rafting, de bungy,….au meilleur prix. Il était toujours là pour surveiller ma voiture quand je faisais des courses ou quand j’allais boire un verre. Il ne réclamait jamais rien, mais j’avais toujours pour lui un petit billet ou bien un peu de nourriture.
Ce matin-là, je me suis réveillé aux cris des lions. Ils étaient si proches que je pensais que les félins étaient en bas de mon Lodge. Hélas, ils étaient loin, très loin. Ils étaient dans le parc du Zambèze distant de quelques kilomètres.
Mon Lodge était ce que j’avais espéré.
Situé sur un plateau formant une frontière naturelle avec le parc du Zambèze, ces lodges ont été construits dans le plus pur style africain à l'aide de matériaux exclusivement naturels.
Contrairement à d'autres lodges ici, il n'y a aucune barrière. Les animaux circulent librement. Ils sont chez eux. Nous sommes chez eux.
Durant la journée, les phacochères et autres mangoustes viennent récoltés les dernières miettes de votre déjeuner. Le soir, les impalas, buffles, éléphants et parfois des lions élisent domicile. Bien sûr, il est recommandé de ne pas sortir sans en avertir les rangers. J'ai compris cela à mon dépend.
J'ai pris beaucoup de plaisir durant les quelques jours où je suis resté aux Lokuthula Lodges. J'ai vécu et ressenti de ce que j'attends et de ce que j'aime de l'Afrique.
Dans l’après-midi, je suis allé visiter la ville de Victoria Falls. A vrai dire, il n’y a rien de bien intéressant. James était là. M’indiquant l’endroit où j’aurais les meilleurs cours pour changer mes USD –pour information, j’ai changé ce jour-là 200 USD. J’ai obtenu en contre partie, 500 billets de 100 ZWB. Cela est assez impressionnant d’avoir autant de billets sur soi. Pour l’instant au Zimbabwe, il n’existe que des billets de 5, 10, 20, 50 et 100 ZWB. Les billets de 500 ZWB sont annoncés par grand renfort d’affichage. Ce jour également et toujours par l’intermédiaire de James –il a fait une bonne journée-, j’ai réservé « mon rafting », « mon survol des chutes en montgolfière », mon « buggy ».
Fleuron du Zimbabwe, les chutes offre une curiosité naturelle. Elles sont un miracle de beauté et de puissance, qui ne peut laisser indifférent.
Deux fois hautes que leurs comparses américaines, les cataractes zimbabwéennes sont en outre beaucoup plus larges et étendent leur rideau de cascades sur une distance de 1.700 mètres
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|
Bon OK,........................... la descente pour atteindre notre "radeau" fut assez pénible et périlleuse...................
Bon OK,...................................... j'ai été le premier à "virer" du "radeau".................
Bon OK,....................................... la remontée à la fin du rafting fut pénible, épuisante........
Mais au moins contrairement à d'autre (s), je n'ai pas passé cette journée de rafting dans l'eau. Qui peut en dire autant ?
![]() ![]() ![]() |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
![]() |