05h 45. Mon réveil vient de sonner. J'essaie de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller les cinq autres occupants de la chambre du Te Anau Backpackers. J'ai froid. Ici, il n'y a aucun chauffage. Je déniche deux biscuits au fond d'un vieux sac en plastique. J'emprunte un peu de café soluble à je ne sais trop qui et je me confectionne un petit déjeuner. 

Aujourd'hui, je me rends à Milford. Je dois y prendre un bateau afin de découvrir l'une des merveilles de Nouvelle-Zélande... le Milford Sound. Hier soir tout en dinant avec les autres backpackers, j'ai appris que les 120 km reliant les deux agglomérations se seront pas de tout repos. De plus en cette période, il est à prévoir de se munir de chaînes afin de pouvoir passer le col principal.

Même si je n'ai pas eu à équiper ma voiture de cela, je dois reconnaître que les 02h 30 de route ne furent pas une partie de plaisir malgré un paysage grandiose.

Le bateau sur lequel j'avais fait une réservation était presque complet car à l'apport de deux cars de touristes japonais. Durant les 4 heures de navigation à travers le fjord , je mettais de temps en temps le nez pour voir le paysage et prendre quelques photos. A chaque sortie, une petite pluie et le froid tempéraient mes ardeurs de photographe. Les dauphins ne devaient pas aussi aimer la pluie car je n'en ai pas vus un seul. Dommage...........

Notre bateau a longé les côtes abruptes pour que nous puissions découvrir la beauté du paysage. Les japonais après le déjeuner sont sortis en masse indifférents à la pluie et au froid. Ils photographiaient tout... encore et encore.

 

De mon côté, je me contentais de monter sur le pont. je prenais une ou deux photos et je redescendais très vite. Je buvais un café pour me réchauffer.

Vers 13 h, de retour à quai, je refis le chemin inverse. Je ne m'arrêtais pas à Te Anau. Je préférais faire route en direction d'Invercagirl.

 

Sur la route, j'ai rencontré ce drôle d'oiseau. Un perroquet "Nestor Kea". Il était marrant. Il était au bord de la route et attendait que les gens s'arrêtent pour le photographier en espérant un peu de nourriture en remerciement.